Abrégé

Élément essentiel de la mécanique de l’orgue, l’abrégé inventé au XIVème siècle, est un mécanisme qui relie le clavier aux soupapes pour commander leur ouverture.

Son but premier est d’espacer en largeur les commandes issues en disposition serrée des touches des claviers, de façon à tenir compte de l’écartement des soupapes dû à la largeur des tuyaux.

L'abrégé est un rouleau, en bois ou en métal, placé horizontalement et tenu par deux axes situés à chaque extrémité. Il peut ainsi pivoter autour d'un axe horizontal. Sur ce rouleau, à chaque bout, on fixe deux petits bras horizontaux, qui lui sont perpendiculaires. Ils sont reliés l'un à la touche, l'autre à la soupape, par des tringles verticales appelées "vergettes".

Lorsque l'on enfonce une touche, la vergette qui la relie à un bras de l'abrégé, exerce sur ce bras, un mouvement de traction verticale. Cette traction impose au rouleau une légère rotation, qui est transmise à l'autre bras de l'abrégé. Relié à la soupape, celui-ci provoque son ouverture par une mouvement de traction verticale.

Il y a un abrégé par soupape, tous les abrégés d'un clavier sont disposés sur une planche que l'on nomme "panneau d'abrégés".

Ce dispostitif est ainsi appelé parce qu'il abrège la distance entre les soupapes pour l'adapter à celle qui sépare les touches.


Grâce à l’abrégé, le facteur d’orgues peut distribuer les commandes de l’exécutant à des tuyaux disposés en des emplacements éloignés des claviers, et dans un ordre différent de celui des notes.


On désigne également par « abrégé » une pièce de la mécanique des carillons, intermédiaire entre les touches et les battants de cloches.

 

Panneau d'abreges, orgue, vergette,

 

 

 

 

 

 



 

 


(sources: L'art d'un facteur d'orgue amateur (J. Hamel) / Le dictionnaire de la musique Larousse)