Air à boire

C'est une petite forme vocale célébrant le vin, dont l’origine remonte aux Grecs, à Rome, au Moyen Âge avec les trouvères.

De source populaire, elle passe dans la chanson savante et paraît dans les recueils d’airs accompagnés au luth et dans les oeuvres de Lully, Couperin, Campra, etc., où le genre devient beaucoup plus raffiné.


Au XVIIIe siècle, il est un sujet d’inspiration pour les chansonniers.


Plus tard, Berlioz (la Damnation de Faust), Saint-Saëns, Gounod, Ravel (Don Quichotte à Dulcinée) ne dédaignent pas cette forme d’air, autonome ou encastrée dans une oeuvre complète.

Quelques airs à boire:

L'opéra bouffe de Jacques Offenbach:  "La Périchole" - Acte 1 Chanson des trois cousines

Choeur... .

À nous ! à nous ! Versez ! versez !
Ah ! qu’on y fait gaiement glouglou,
Au cabaret des Trois Cousines ! (bis)

L'opéra comique de Charles Gounod: "Le médecin malgré lui" - Acte 1 Une forêt

Dans l' "Sganarelle apparaît, chantant une chanson à boire (couplets: "Qu'ils sont doux")".

L'oeuvre dramatique d'Hector Berlioz: "La Damnation de Faust" - SCÈNE VI  

À boire encor! du vin
Du Rhin!