Air de cour

Ce genre spécifiquement français existait soit dans une version polyphonique, soit pour une voix seule "le superius".

La coupe, de l’air de cour, était strophique.

Les textes, souvent signés de grands poètes du XVIIe siècle (Th. de Viau, Saint-Amant, Tristan l’Hermite, Malherbe), étaient fondés sur le thème de l’amour languissant.

Le genre fut vraiment révélé en 1571 à la publication du Livre d’airs de cour, mis sur le luth, par A. Le Roy. Ensuite de nombreux livres d'airs de cour seront publiés par, N. de la Grotte, J. Maudit, P. Guédron, G. Bataille et plus particulièrement A. Boësset, éminent mélodiste.

L'académie Baïf initia la "mesure à l'ancienne", c'est-à-dire des modes rythmiques basés sur la succession de longues et de brèves, appliquée à la fois à la poésie et à la musique. Ces musiques "mesurées" n'ont pas une battue régulière et doivent suivre la déclamation du texte. Cette grande liberté rythmique des origines devint petit à petit prisonnière de la barre de mesure.

La chanson de cour est modale et de forme de la chanson à refrain ou ABB ou AABB

L’air de cour influença le développement de la monodie "a voce sola" en Italie et celui de la technique vocale.
Avec M. Lambert et la génération suivante, il devint l’air sérieux dont les célèbres doubles étaient souvent d’une extrême virtuosité.
La basse continue, tardivement introduite en France, remplaça la tablature.
L’air de cour fut désormais exclusivement monodique et contribua directement et de manière déterminante à la formation de l’opéra français avec Lully.


(source: Gallica, le dictionnaire de la musique; Larousse;  musicologie.org) 

 
Traduction 

traduction française, francaise, francais, français air de cour

traduction italienne, italien aria di corte

traduction allemande, allemand, deutsch höfisches Lied

traduction anglaise, anglais court song
 
 
(source: Vocabulaire pratique de la musqiue de R. Braccini)