Rameau Jean-Philippe

Un seul titre disponible Rameau Jean-Philippe.

Consultez et téléchargez toutes nos partitions par titre, auteur, Style ou instruments.

Rameau Jean-Philippe Hymne à la nuit Rameau Jean-Philippe , partition pour Chant. arrangement par Viesly.

Posez une question sur le forum à propos de Rameau Jean-Philippe.

Attention

Cette partition n'est pas officielle (arrangement réalisé à l'oreille) et est téléchargeable gratuitement pour votre usage personnel. L'oeuvre initiale est pourtant peut-être protégée et nous comptons sur l'autorisation tacite des éventuels ayant-droits. Si un auteur ou une société accréditée désire s'opposer à sa publication, contactez-moi et elle sera aussitôt retirée.

Biographie

Jean-Philippe Rameau est né à Dijon le 25 septembre 1683 ; il est mort à Paris le 12 septembre 1764. Sa vie comprend donc à peu près quatre-vingt-un ans, que nous diviserons en trois périodes successives:

  1. Période de développement (1683 à 1722) ;
  2. Période de maturité (1722 à 1752) ;
  3. Période philosophique (1752 à 1764).

Contemporain de Bach et de Haendel, Rameau était fils d'un organiste qui devait son talent à M. Drey, chanoine musical de la Sainte-Chapelle de Dijon.

Sa sœur Catherine et son frère Claude furent tous deux de fort bons musiciens ; mais lui, Jean-Philippe, « pouvait à peine remuer les doigts, qu'il les promenait déjà sur le clavier, d'une épinette. »

Lulli était mort le 22 mars 1687, et Rameau, qui devait le suivre en agrandissant la scène de l'Opéra, n'était cependant point destiné par son père à la carrière des arts. Des arrangements de famille avaient décidé qu'il entrerait dans la magistrature, aussi fut-il mis au collège des Jésuites de Dijon.

Nous avons fort peu de documents sur l'enfance et la jeunesse de Rameau ; nous savons seulement qu'il fut renvoyé à ses parents avant d'avoir achevé sa quatrième, et qu'il s'achemina vers l'Italie, n'ayant pas encore atteint sa vingtième année.

Comme Shakespeare et Molière, il voyagea d'abord et développa son génie au contact de la nature et des hommes. Il visita Milan, où il apprit sans doute le style de l'art vocal ; puis il traversa Lyon et s'arrêta à Montpellier, où un musicien du nom de Lacroix lui enseigna la règle de l'octave.

Adolphe Adam (Revue Contemporaine) prétend que le père de Rameau envoya son fils en Italie pour étouffer une passion amoureuse qui aurait été inspirée au jeune homme par une jolie veuve de son voisinage.

Quoi qu'il en soit de cette aventure romanesque, il est certain que Rameau parcourut la Lombardie et le Midi de la France avec un directeur de théâtre auquel il s'était attaché comme premier violon, d'autres disent comme associé. Cette troupe nomade parcourut Marseille, Nîmes, Alby et d'autres villes. Rameau fit-il exécuter par cette troupe quelques essais dramatiques ? Cela est possible ; mais rien ne l'atteste d'une manière positive; toutefois, cette vie dut nécessairement développer l'instinct lyrique du grand compositeur.

Revenu à Dijon en 1705, Rameau refusa l'orgue de la Sainte-Chapelle qui lui était offert dans sa ville natale, et il alla à Paris l'année suivante publier un petit livre de Pièces de clavecin, gravées par Rousset.

Resta-t-il à Paris jusqu'en 1717, ou y retourna-t-il alors ? Les biographes sont divisés sur ce point. Je crois plutôt qu'il revint dans cette ville pour y entendre le célèbre Marchand, organiste aux Cordeliers.

Rameau, pénétré d'admiration pour ce beau talent, fit une visite à l'illustre professeur ; mais dès que celui-ci eût vu quelques pièces d'orgue de son jeune confrère, dès qu'il l'eût entendu, il fut tellement jaloux de la supériorité de l'artiste provincial, qu'il mit plus d'acharnement à le desservir qu'il n'avait montré d'obligeance à lui être utile. Il lui en donna bientôt une preuve manifeste : un concours ayant été ouvert à l'église de Saint-Paul pour la place d'organiste, Marchand, institué juge du concours, préféra Daquin à Rameau. Le musicien dijonnais, injustement éconduit, accepta sans hésiter l'orgue de Saint-Etienne, à Lille, qu'il abandonna peu de temps après pour celui de la cathédrale de Clermont en Auvergne.

Jean-Philippe séjourna dans cette ville pendant quatre ans environ. Il y écrivit plusieurs cantates, des motets, des pièces d'orgue et de clavecin, et le célèbre Traité de l'Harmonie, qui devait être un de ses plus beaux titres de gloire. Muni de ce précieux bagage, le grand artiste résilie son engagement avec le Chapitre de Clermont, pour aller se fixer à Paris, seule résidence digne de son talent.

Nous allons voir, dans les deux périodes suivantes, comment chez Rameau la science s'unit au génie. Il dépassa bientôt son prédécesseur le florentin Lulli, dans la musique dramatique. Comme théoricien, sa découverte de la Basse Fondamentale lui mérita le surnom de Newton de l'Harmonie ; précurseur de Gluck enfin, il a sur cet Allemand l'avantage de la musique instrumentale et de la musique de ballet, auquel il sut joindre la théorie et la composition de la musique religieuse.

Rameau représente donc tout l'Art Musical Français au 18e siècle. « Son système, dit M. Fétis (Esquisse de l'Histoire de l'Harmonie, Gazette musicale, année 1840, page 338), est l'ouvrage d'un homme supérieur et sera toujours signalé dans l'histoire de l'art comme une création du génie. La considération du renversement des accords, qui lui appartient, est une idée générale qui s'applique à toute bonne théorie et qu'on peut considérer comme le premier fondement de la science. » [...]

Par Charles Poisot